Voyelles Α-Ω et planètes Chaldéennes

Premier – origine de mon origine, AEEIOYO, premier commencement de mon commencement, PPP SSS PHR, esprit de l’esprit , premier de l’esprit en moi, MMM, feu donné par dieu à la mixtion des mixtions en moi, le premier du feu en moi, EY EIA EE, eau de l’eau, le premier de l’eau en moi, OOO AAA EEE, substance terrestre, le premier de la substance terrestre en moi, YE YOE, mon corps entier (Moi, …dont la mère est …) –PGM IV. 475-829

pgm

Les papyrus magiques grecs appelés dans les éditions savantes Papyri Graecae Magicae (PGM), nom conventionnel donné à un groupe de manuscrits découverts en Égypte datant de la fin de l’époque ptolémaïque – à l’époque de la domination romaine et couvrant la période du IIe siècle au Ve siècle avant notre ère, témoignent d’une pensée religieuse faite de syncrétisme et montrent une longue progression du paganisme vers le christianisme.On y retrouve des croyances helléniques mélangées au pratiques égyptiennes, hébraïques, babyloniennes et même proto-chrétiennes – témoignant une circulation d’idées en ce carrefour de civilisation que fut la vallée du Nil au cours de cette période. Dans les PGMs nous trouvons une large gamme de pratiques magiques, rituels, exorcismes et rites d’initiations [1].

Il est à noter pour l’étudiant en ésotérisme occidental une récurrence de deux pratiques: 1) l’auto-identification avec la divinité ou déification, et 2) la vibration des voyelles et l’utilisation de mots «intraduisibles» – formules magiques appelées «voces magicae» ou mots barbares «nomina barbara». [2]

Ces deux techniques (prendre la forme de la divinité et vibrer le nom magique associé) restent même de nos jours utilisées dans les traditions magiques occidentales.[3] Nous pouvons considérer ces pratiques comme universelles car nous retrouvons en Orient une vocalisation des voyelles dans les mantras védiques ainsi que des pratiques imitant la divinité durant le culte.[4] Concernant les voces magicae des PGMs, la littérature historique trace ces pratiques dans les rituels et tradition sacerdotale de l’ancienne Égypte. D’après les historiens de l’époque, les prêtres du Pharaon avaient la réputation d’accomplir des actes de magie inégalés en invoquant les harmonies de sept voyelles.[5]

Les invocations Magiques telles que l’introduction à la Liturgie de Mithra (PGM. IV. 475-829) cité ci-dessus consistent à vocaliser les voyelles de la science sacrée hermétique – vibrations pour aligner le praticien à des principes métaphysiques. Dans certains cas, le son était une imitation du son émis par un élément de la nature, comme le bruit du vent (par ex. PPP SSS PHRE) ou le chant de l’eau (OOO AAA EEE) – dans d’autres cas, il s’agit des différentes permutations des sept voyelles (AEHIOYΩ) ou des noms divins  IAΩ et IEOU répétés continuellement – les sons des voyelles étaient la formule magique pour invoquer le pouvoir des «7 Dieux Immortels de l’Univers».[6]

À partir des écrits d’Aristote et d’Hippocrate nous savons que dès le 4ème Siècle av. J.C. – les initiés grecs faisaient correspondre les sept voyelles aux sept cieux(7 planètes). [7] Manly P. Hall (1901-1990), dans «Secret Teachings of All Ages »  Enseignements Secrets de Tous Âges [8] décrit comme suit ces correspondances: Les initiés grecs attribuaient une relation fondamentale entre cieux (sphères des sept planètes) et aux 7 voyelles sacrées. Le premier ciel produisait le son de la voyelle sacrée Α (Alpha); le second ciel, la voyelle sacrée Ε (Epsilon), le troisième Η (Eta), le quatrième Ι (Iota), le cinquième Ο (Omicron), le sixième, Υ (Upsilon) et le septième ciel, la voyelle sacrée (Oméga). Quand ces 7 cieux chantent de concert, ils produisent une harmonie parfaite, qui s’élève en louange éternelle vers le trône du Créateur. (Voir Irénée Traité Contre les hérésies.)

Cependant les correspondances utilisées par ces premiers initiés n’ont jamais été révélées, de sorte que nous pouvons nous poser la question quant à l’attribution d’une telle voyelle à telle planète. En prenant en considération que l’astronomie grecque fût fortement influencé par l’astronomie des Égyptiens et des Chaldéens, nous pouvons présumer que l’ordonnancement des planètes eut été organisé suivant le modèle Chaldéen – ordre traditionnel selon les enseignements de l’ancien monde (Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne).[9] La question qui taraude le lecteur est de savoir s’il s’agit d’un ordre croissant ou décroissant – Nous allons aborder ce sujet dans peu de temps.

Une autre hypothèse formulée par la plupart des exégètes serait de traiter les voyelles par leur ordre alphabétique, mais comme le fait remarqué, Joscelyn Godwin (compositeur, musicologue et traducteur, connu pour son travail sur la musique de l’antiquité, le paganisme et de la musique dans l’occultisme) le système tonal ou ordre harmonique serait sans aucun doute en accord avec la doctrine Pythagoricienne d’Harmonia. [10]

Manly P. Hall, tout en admettant l’absence de preuve dans les textes, propose l’ordre Alpha-Lune, basé sur l’ordre alphabétique des voyelles et les planètes Chaldéennes dans un ordre ascendant de la Lune à Saturne. Quoi que pas du tout précisé, il est probable que les cieux (les planètes) doivent être ordonnées dans un ordre ascendant en nous basant sur Pythagore [Chaldéen], en commençant par la sphère de la lune qui serait le premier ciel.[11] C’est le même système qu’a proposé au 18ème Siècle, l’érudit français, l’Abbé Jean-Jacques Barthélemy[12] – système adopté par la majorité de systèmes d’attribution voyelle-planète.[13]

L’occultiste et magicien allemand  Henri Cornelius Agrippa (1486-1535) avait proposé un système différent dans son « De occulta philosophia ». [14] Sans pour autant préserver la tradition et les correspondances utilisées par les initiés grecs, Agrippa se tourne vers l’alphabet hébreu et la tradition initiatique de la Kabbale et élabore une autre correspondance. Agrippa avait une très haute estime pour l’antiquité, le symbolisme des lettres hébraïques, en particulier pour de la division inhérente 3:7:12 par laquelle (et avec les dix chiffres) l’initié retrouve les clés ésotériques de l’univers (Lire Arbres). Agrippa a probablement été influencé par le Sefer Yetzirah, texte  méditatif et magique où les sept lettres Doubles hébraïques (ת ,ר ,פ , כ ,ד ,ג ,ב) correspondent par ordre alphabétique aux sept planètes dans leur émanation descendante de (Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune). Cet ordre  Bayt-Saturne est le système de correspondances entre les sept lettres doubles et les sept planètes traditionnelles de la Kabbale[15] – en appliquant le même précepte (lettres alphabétiques/planètes par ordre décroissant) aux voyelles grecques et planètes Chaldéennes, Agrippa est arrivé à l’ordre Alpha-Saturne.

Voyelle (Alpha – Saturne) (Alpha – Lune)
A , α Saturne Lune
E , ε Jupiter Mercure
H , η Mars Vénus
I , ι Soleil Soleil
O , ο Vénus Mars
Υ , υ Mercure Jupiter
Ω , ω Lune Saturne

Quel que soit l’attribution que l’on donne à la voyelle Alpha (Alpha – Lune ou Alpha – Saturne), nous remarquons qu’Iota correspond toujours au Soleil. Le Soleil occupe la 4ème place – position centrale, quatrième planète pour les Chaldéens ou pivot central en astronomie moderne définissant ainsi les planètes dites d’intérieure (Vénus, Mercure, Lune/Terre) et les planètes dites d’extérieure (Mars, Jupiter, Saturne). Ce Principe Central est précisément ce que nous trouvons exprimée par le glyphe traditionnel de Sol – expression littérale – d’un point central (•) à l’intérieur d’un cercle (O). Cette notion de centralité est reprise dans les assertions philosophiques que nous retrouvons dans le Corpus Hermetica, «Et autour du Soleil, et dépendant du Soleil, sont les huit sphères» [16] Bien que ces enseignements ésotériques du Soleil-Centre ont pu être interprété en terme moderne d’héliocentrique  – l’assertion du Corpus demeure intéressante et très suggestive – mais n’est pas pertinent.[17] Comme nous en avons déjà parlé dans Soleil: Ignis Centrum, les initiés aux Mystères percevaient la manifestation du globe solaire comme un principe métaphysique – en relation avec la doctrine traditionnelle de Centre Sacré et de Semence Divine – (•) à l’intérieur du cercle(O). [18]

Ceci nous amène à nous poser la question à savoir : comment les Chaldéens avaient établi cet ordre en premier lieu ?  Tout aussi embarrassant, c’est la façon dont ce système primitif pourrait en apparence présager un système héliocentrique (lire Soleil : Ignis Centrum) grâce à l’élégance du symbolisme attaché au Principe Central. Les réponses se trouvent dans la façon dont cet ordre a été créé ou plutôt découvert. Les Mages Chaldéens ont mis en exergue cet ordre de leurs observations empiriques de la révolution sidérale des planètes. En tant que tel, il représente l’un des savoirs le plus pure et ininterrompue des sciences sacrées, car enseigné et transmis par les planètes elles-mêmes.

Planète

Cycle Sidéral
Lune 29,5 jours
Mercure 88 jours
Vénus 224,7 jours
Soleil 365,25 jours
Mars 687,1 jours
Jupiter 12 ans
Saturne 29,5 ans

De notre point de vue (la Terre), la Lune est la sphère dont le cycle sidéral est le plus court – Saturne possédant la plus longue durée. Le cycle sidéral du Soleil est en fait l’orbite périodique de la Terre autour du Soleil et correspond à 1 an (365.25 jours) laps de temps qui nous permet d’identifier les planètes intérieures et extérieurs. Pour cette raison, si à l’époque ou maintenant nous supposons être dans un système héliocentrique ou géocentrique, le principe de Soleil-Centre demeure vrai. Ainsi, à partir de notre perspective terrestre, nous percevons l’univers dans une directionnalité Alpha – Lune et la sphère du Soleil est la 4ème planète, centre – car elle reflète notre position, la Terre.
Prenons un moment pour observer la synergie naturelle entre la Lune et Saturne dans l’ordre Alpha-Oméga des planètes Chaldéennes. Nous nous apercevons que la Lune est synonyme de «Vie» et «Nature» [19] – Saturne représente symboliquement l’extrémité de notre système solaire – seuil de l’espace et du temps ou de l’intemporel (Lire Chronos: l’Eternel). La plupart des terriens dans l’antiquité pouvaient vivre un ou deux cycles de Saturne au cours de leur vie – de ce fait la planète Saturne était logiquement assimilée à la «Mort» et Oméga, dernière lettre de l’alphabet grec, point d’arrêt de l’expérience et de la condition humaine. [20] Il est important de noter que la Lune et de Saturne dans leur cycle sidéral ont le même numérique (29.5), mais à des amplitudes différentes (jours/an). C’est  admirable et cela illustre parfaitement la manifestation du principe de l’Alpha-Oméga – Enseignement qui démontre comment l’Unité peuvent être séparée et polarisée simplement par le biais de la perception de l’espace et du temps.

planetary-spheres1Agrippa, par son ordonnancement  Alpha – Saturne,  inverse la perspective. L’Alpha est inversé à l’Oméga – ce n’est plus le crée qui regarde vers son Créateur, mais le Créateur qui observe sa créature…Cette directionnalité favorise le retour vers le Centre et est l’opposé du système  Alpha – Lune – mouvement en direction de la périphérie, circonférence du cercle. Ce retour au Centre est un acte de descente dans la «caverne cosmique» ou  «passage dans le monde souterrain» comme le fait si brillamment notre Héros Solaire (Osiris, Dionysos, Mithra, Apollon, Christos, etc.). Cet acte chthonien est analogue aux pratiques initiatiques de descendre dans son for intérieur afin d’éveiller la Semence Divine du Cœur. [21] Dans les écoles hermétiques de l’antiquité, cet acte de descente était fondamental dans l’initiation et selon Julius Evola (1898 – 1974) – il représente alchimiquement  «l’Or caché à l’intérieur de Saturne» première opération fondamentale dans l’art initiatique: le transfert du sens de soi vers la région du cœur.[22] Avec nos deux systèmes d’orientation(Alpha – Lune et Alpha – Saturne), nous retrouvons les deux branches de la pratique spirituelle : le mysticisme ou dissolution dans l’ensemble et l’initiation à une immortalité spirituelle par le retour à l’Unité avec le Tout.

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Non seulement nous retrouvons cette inversion dans les mystères de l’alphabet grec ou hébraïque, mais également dans la symbolique de l’arcane 12 du tarot –  le pendu. Cette inversion d’orientation dans la symbolique de l’arcane 12 représente: les 12 constellations du zodiaque (le temps) ou les 12 arêtes du cube (de l’espace). Dans les anciennes versions du tarot de Marseille, dans la carte Le Pendu, on y voit un personnage suspendu sur une barre soutenu par deux poteaux – les branches (6 de chaque coté) ont été coupées – une métaphore à une libération de 12 structures de l’univers. Il faut aussi noter que arcane 12 précède l’arcane 13 – carte souvent mal interprétée, la Mort. Du point de vue ésotérique, il représente le passage par le monde souterrain – une métaphore à la mort qui précède une résurrection initiatique. [24] En examinant le sens du verbe grec τελευτᾷν (mourir ou être initié), Plutarque écrivit «mourir, c’est être initié dans les plus grands Mystères ».[25] Évidemment il ne parle pas ici d’une mort physique, mais plutôt une mort philosophique -réorientation de la conscience de Soi en dehors de la limite de l’existence physique vers le domaine des principes transcendants – inversion d’orientation telle que représentée par Alpha – Saturne – l’arcane Le Pendu est l’étape nécessaire qui précède cette Grande initiation.

Cette inversion Alpha/Oméga ou la doctrine qui consiste à transcender la dimension espace-temps a été préservée dans divers peintures et gravures de l’époque médiévale et de la renaissance – classés comme «hermétiques» ou «alchimiques». Elles décrivent un homme, archétype (souvent décrite comme un androgyne pour illustrer l’Unité) se tenant debout, la tête dans la sphère de Saturne. D’autres variantes décrivent un personnage debout dans le 8ème Ciel, celui des étoiles fixes – ou au-dessus du 7ème Ciel, Saturne – dans les versions réduites elles dépeignant simplement une figure debout au sommet de la sphère des cieux. Quelle que soit le choix artistique de ces peintures et gravures, elles symbolisent le thème philosophique de l’Homme-Dieu ou notre Héros Solaire triomphant du monde matériel[26] – ressuscité au-delà des frontières de l’espace-temps et libéré des cycles karmiques de la vie et de la mort. Notre Héros Solaire maintenant dans son immortalité observe l’univers de ses yeux … cette directionnalité n’est autre que Alpha – Saturne.

Rebis2

Pendant que les profanes faisaient des offrandes et adoraient la(es) divinité(s) ou le héros Solaire des mythologies dans une tentative de gagner des faveurs et récompenses dans l’au-delà, les initiés des Mystères reconnaissaient dans ces images mythologiques et allégories symboliques une concrétion des vérités ésotériques.[27] En Vertu de la doctrine de Pythagore d’Unité et de divinité de l’âme humaine, les initiés de ces traditions cherchaient à atteindre l’απαθανατισμός, apathanatismos (immortalité, déification de Soi) en se réorientant ou en devenant le Héros Solaire.[28]Ceci était accompli par une vie de dévotion aux Mystères, d’enseignements  au cours desquelles les narratives mythologiques de notre Héros Solaire étaient révélés en parallèle au développement spirituel de l’être. On instruisait aux initiés à occulter l’observation du manifesté, à se recentrer sur soi afin d’éveiller la Semence Divine du Cœur.[29] Par des pratiques méditatives et magiques d’auto-identification avec la divinité, vibration des voyelles, mantras et autres voces magicae comme dans les PGMs, l’initié apprenait à se réorienter vers l’Unité transcendante (Alpha/Oméga) – à élever sa conscience à un plus haut niveau d’expérience ontologique …nous pouvons dire que de telles pratiques avaient pour but de libérer l’initié du confinement de l’espace-temps et à susciter une transformation de son sens de Soi du simple mortel vers un Dieu vivant.

Bien que le système d’Agrippa, Alpha – Saturne soit le plus judicieux à utiliser dans le cadre d’une initiation, nous ne pouvons affirmer qu’il fût usité par les initiés grecs de l’antiquité. Il est plus tôt probable qu’ils ont utilisé le système chaldéen de l’ordre décroissant des planètes et sa doctrine de Centre (Soleil). Nous pouvons cependant spéculer un ordonnancement par la nature musicale des sons produits au lieu d’un ordre alphabétique. Dans cette optique et pour une application lubrique, nous allons essayer de faire correspondre et d’assigner les voyelles selon leur fréquence/amplitude. [30]

Voyelle (Iota-Saturne) (Iota-Lune)
I , ι mi Saturne Lune
H , η ei aimant Jupiter Mercure
E , ε ɛ été Mars Vénus
A , α æ ananas Soleil Soleil
O , ο ɔ côte Vénus Mars
Ω , ω ɔː sotte Mercure Jupiter
Υ , υ u ou Lune Saturne

Nous constatons que lorsque nous réorganisons les voyelles grecs par ordre de tonalité, nous obtenons un système qui a pour base Iota – nous pouvons parler dans ce cas d’une orientation Alpha-Soleil. Nous voilà donc maintenant avec un système Lune-Iota et Saturne-Iota selon que l’initié regarde vers son créateur ou l’inverse.
Quand à savoir quel système est «correct » ? – je peux difficilement statuer – je dirais que chaque système possède sa vérité intrinsèque universelle – cependant, je suis persuadé que l’ordre tonal de descente des planètes (Iota-Saturne) correspond le mieux aux pratiques des initiés de la Grèce antique, en particulier lorsque l’on prend en considération le symbolisme des planètes à la lumière des sept centres subtils de la corporéité (c’est à dire des chakras). Nous devons nous rappeler qu’il s’agit d’émanations – principes qui se reflètent de planète en planète jusqu’à nous en changeant leur nature subtil. Si nous traitons ce problème en terme d’harmonique et en particulier par l’intervalle de la quinte parfaite, (3 : 2) – l’ordre des planètes est appelé harmonie des sphères et est basé sur le temps – l’ordre de jours de la semaine (Saturne, Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus= Samedi, Dimanche, Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi). Nous le représentons par un cercle où les sept planètes sont connectées par un Heptagramme – chaque planète se trouve connectée à la troisième planète de sa position – le tout résulte en une étoile à 7 branches reliant les planètes dans un ordre hebdomadaire.

planetaryheptagram

Nous voici maintenant devant des passerelles pour percer le Mystère des voyelles et la puissance des «7 Dieux Immortels de l’Univers ». À travers les principes d’inversion et de réflexion, les planètes et les voyelles se réorientent d’elles-mêmes lorsqu’elles se manifestent dans nos différents niveaux ontologiques et par chaque manifestation elles nous donnent des idées de transcendance des principes de notre univers. Petit à petit le voile se lève pour ceux qui ont la volonté et le désir de Savoir.

Premier – origine de mon origine, AEHIOYΩ

 

Notes

  1. Hans Dieter Betz (ed). The Greek Magical Papyri in Translation: Including the Demotic Spells (Chicago, IL: University of Chicago Press, 1992).
  2. Laurel Holmstrom. Self-Identification with Deity and Voces Magicae in Ancient Egyptian and Greek Magic
  3. Aleister Crowley. Magick: Book 4, Liber Aba (York Beach, ME: Weiser Books, 1994) and Israel Regardie. The Golden Dawn: The Original Account of the Teachings, Rites & Ceremonies of the Hermetic Order (St. Paul, MN:Llewellyn Publications, 2002[1971]).
  4. Julius Evola.Le Yoga tantrique : Sa métaphysique, ses pratiques (Fayard (1998)).
  5. Joscelyn Godwin.The Mystery of the Seven Vowels (Phanes Press,1991).
  6. Hans Dieter Betz (ed). The Greek Magical Papyri in Translation: Including the Demotic Spells (Chicago, IL: University of Chicago Press, 1992):48-50.
  7. Kierren Barry. The Greek Qabalah (York Beach, ME: Weiser Books, 1999):  35 -50.
  8. Manly P. Hall. Secret Teachings of All Ages (New York, NE:Tarcher/Penguin, 2003[1928]).
  9. Anthony Aveni. Behind the Crystal Ball: Magic, Science and the Occult from Antiquity through the New Age (New York, NY: Crown Publishing, 1996).
  10. Joscelyn Godwin.The Mystery of the Seven Vowels(Phanes Press,1991).
  11. Manly P. Hall. Secret Teachings of All Ages (New York, NE:Tarcher/Penguin, 2003[1928]).
  12. L’Abbé Jean-Jacques Barthélemy. Les voyages du jeune Anarchasis en Grèce(Édité par De Bure l’ainé, Paris (1792)) Qu’on peut lire ici : http://remacle.org/bloodwolf/livres/anacharsis/un.htm
  13. Kierren Barry. The Greek Qabalah (York Beach, ME: Weiser Books, 1999):  35 -50.
  14. Henry Cornelius Agrippa. De la Philosophie Occulte (Broché – 1 novembre 2014).
  15. Lire Arbres et Aryeh Kaplan, la traduction et le commentaire sur le Sefer Yetzirah (York Beach, MOI: Livres Weiser, 1993)
  16. Corpus Hermetica, Libellus XVI.
  17. Voir l’argumentaire de René Schwaller de Lubicz. Le Roi de la Théocratie Pharaonique(Flammarion, Paris collection Champs(novembre 2014))
  18. Lire René Guénon. Symboles de la Science Sacrée (Collection Tradition, Gallimard Parution : 03-06-1977) et Julius Evola. La Tradition hermétique : Les symboles et la doctrine, l’art royal hermétique(Broché mars 2000).
  19. Lire Lune: Le crochet de la conscience et Julius Evola. Les symboles et la doctrine, l’art royal hermétique(Broché mars 2000).
  20. Anthony Aveni. Behind the Crystal Ball: Magic, Science and the Occult from Antiquity through the New Age (New York, NY: Crown Publishing, 1996).
  21. René Guénon. Symboles de la Science Sacrée (Collection Tradition, Gallimard Parution : 03-06-1977).
  22. Julius Evola. La Tradition hermétique : Les symboles et la doctrine, l’art royal hermétique(Broché mars 2000) et Introduction to Magic: Rituals and Practical Techniques for the Magus(Broché – 1 juin 2001): 55
  23. Voir Arthur E. Waite. The Pictorial Key to the Tarot:XII The Hanged Man [1911] and Paul Foster Case. The True and Invisible Rosicrucian Order (York Beach, ME: Weiser Books, 1985).
  24. Arthur E. Waite. The Pictorial Key to the Tarot:XII Death [1911].
  25. Plutarque. Des Fragments lire aussi Albert G. Mackey.The Symbolism of Freemasonry (1882).
  26. Voir Joseph Campbell. The Hero’s Journey: Joseph Campbell on His Life and Work, 3rd edition, Phil Cousineau, editor.(Novato, CA: New World Library, 2003). and  Joseph Campbell. The Hero with a Thousand Faces (Princeton, NJ: Princeton University Press, 2008).
  27. Manly P. Hall. Secret Teachings of All Ages (New York, NE:Tarcher/Penguin, 2003[1928]).
  28. Lire René Guénon. Symboles de la Science Sacrée (Collection Tradition, Gallimard Parution : 03-06-1977)
  29. ibid.
  30. Joscelyn Godwin. The Mystery of the Seven Vowels(Phanes Press,1991).

Thanks to Leonardo Drakon – You can read the original English version at : http://voces-magicae.com/2009/12/17/greek-vowels-and-the-chaldean-planets/

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